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Projets en partenariat avec MSH-LSE
Projets 2026
ECOPOESIE
ÉCOlogie des Perceptions et des Observations Sensibles : Ecoute, Interdisciplinarité, Emotions
Résumé: De nombreux animaux communiquent par le biais de signaux acoustiques : pour séduire, se protéger, se déplacer ou interagir. Depuis quelques années, les chercheurs en bioacoustique ne se concentrent plus seulement sur une seule espèce, mais sur la polyphonie intrinsèque des paysages sonores où coexistent oiseaux, insectes, batraciens… et humains. Cette approche permet de travailler sur la diversité des comportements intra et interspécifiques, mais également de produire des métriques permettant d’identifier les impacts des changements globaux ou les effets des projets de restaurations ou des zones de conservation.
Ce projet propose de croiser la bioacoustique avec l’anthropologie et la géographie pour mieux appréhender la place du sonore dans la manière dont l’humain perçoit les paysages sonores et leurs évolutions en lien avec les effets anthropiques. Il s’agit d’examiner la manière dont les évolutions, les disparitions, voire les écocides sont perçus et ressentis, et de rendre audibles les relations interspécifiques – entre humains, et non-humains – à travers une approche sonore de l’environnement. Le projet s’attachera proposer une approche méthodologique pour analyser comment les classifications sonores façonnent des registres d’attention, des pratiques sociales et des décisions politiques en matière d’aménagement et à produire des premiers résultats. En redonnant toute sa place au sonore, il entend rendre audibles les relations entre humains, animaux et environnements, et proposer de nouvelles manières de penser la place de la nature en ville.
Ce projet propose de croiser la bioacoustique avec l’anthropologie et la géographie pour mieux appréhender la place du sonore dans la manière dont l’humain perçoit les paysages sonores et leurs évolutions en lien avec les effets anthropiques. Il s’agit d’examiner la manière dont les évolutions, les disparitions, voire les écocides sont perçus et ressentis, et de rendre audibles les relations interspécifiques – entre humains, et non-humains – à travers une approche sonore de l’environnement. Le projet s’attachera proposer une approche méthodologique pour analyser comment les classifications sonores façonnent des registres d’attention, des pratiques sociales et des décisions politiques en matière d’aménagement et à produire des premiers résultats. En redonnant toute sa place au sonore, il entend rendre audibles les relations entre humains, animaux et environnements, et proposer de nouvelles manières de penser la place de la nature en ville.
PIJON
Perception et Interprétation par les Juges des (dés)Ordres causés par la Nature
Résumé : La cohabitation des humains avec le reste de la nature peut parfois engendrer des situations de tension et de conflit, à la gravité variable (attaques de prédateurs, dégradations, salissures). L’évaluation de cette gravité dépend en partie de la perception des nuisances et de leur caractère normal ou non. Lorsque la présence de la nature est estimée normale, une plus grande tolérance est accordée à ses manifestations (sonores, olfactives, etc.). En revanche, dans certains milieux, comme la ville, la présence de la nature peut sembler être moins tolérée.
Les juges peuvent être amenés à déterminer ce seuil de tolérance, à travers les standards juridiques du trouble anormal de voisinage et du trouble à l’ordre public. Ces deux qualifications, mises en œuvre respectivement par les juridictions judiciaires et administratives, constituent un ensemble de décisions définissant les nuisances que les juges estiment normales et tolérables, et sur celles qu’ils caractérisent comme anormales. Des affaires relatives par exemple aux poulaillers en milieu rural illustrent comment le caractère d’un espace influe le seuil de tolérance appliqué par le juge. Il n’existe cependant à ce jour qu’un recensement ponctuel et clairsemé de ces décisions, qu’il s’agit ici de compléter et de mettre en perspective avec des recherches en sciences de la vie et des données qualitatives.
Ce projet a pour objectif d’interroger la place « normale » réservée à la nature en ville, d’examiner comment les juges perçoivent les manifestations de la présence d’espèces animales et végétales et de déterminer s’il existe effectivement une tolérance moindre en milieu urbain qu’ailleurs.

Les juges peuvent être amenés à déterminer ce seuil de tolérance, à travers les standards juridiques du trouble anormal de voisinage et du trouble à l’ordre public. Ces deux qualifications, mises en œuvre respectivement par les juridictions judiciaires et administratives, constituent un ensemble de décisions définissant les nuisances que les juges estiment normales et tolérables, et sur celles qu’ils caractérisent comme anormales. Des affaires relatives par exemple aux poulaillers en milieu rural illustrent comment le caractère d’un espace influe le seuil de tolérance appliqué par le juge. Il n’existe cependant à ce jour qu’un recensement ponctuel et clairsemé de ces décisions, qu’il s’agit ici de compléter et de mettre en perspective avec des recherches en sciences de la vie et des données qualitatives.
Ce projet a pour objectif d’interroger la place « normale » réservée à la nature en ville, d’examiner comment les juges perçoivent les manifestations de la présence d’espèces animales et végétales et de déterminer s’il existe effectivement une tolérance moindre en milieu urbain qu’ailleurs.