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Le projet SYMBIOCOV lauréat de l’appel à projets CNRS Ecoconception 2026

Le 15 juillet 2026

Le projet SYMBIOCOV, porté par le laboratoire écologie microbienne (LEM), a été sélectionné dans le cadre de l’appel à projets Ecoconception 2026 du CNRS, pour une durée de 2 ans de 2026 à 2028 avec un budget total de 60 k€.

L’appel à projets Ecoconception 2026, porté conjointement par la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires (MITI) et la Direction des relations avec les entreprises (DRE), vise à faire émerger de nouvelles dynamiques de recherche au sein des communautés scientifiques du CNRS, en lien avec les industriels, les éco-organismes, les institutions publiques et les acteurs du territoire. Plus d’informations sur l’appel sont disponibles ici.

La responsable scientifique du projet SYMBIOCOV est Sandra KIM TIAM (MCF UCBL)  du LEM. Les partenaires impliqués dans le projet sont le laboratoire LBVPAM (Sandrine MOJA, MCF UJM Saint-Étienne) et le partenaire socio-économique Terres Fertiles.

Le projet s’est développé à partir du projet structurant soutenu par la FR BioEEnViS entre 2024 et 2026 : "AgRo-Pédo-Écologie : du Gène à l’Écosystème (ARPEGE)" (LEHNA, LEM, EVS). Plus de détails sur les projets structurants de la FR sont disponibles ici.

Titre du projet : Fabrique de Terres Fertiles : optimisation du processus de maturation par la SYMBIOse actinorhizienne et développement d'un indicateur de qualité biologique des terres végétales basé sur les COVB du sol

Résumé : La demande en terres végétales explose en France, portée par la loi Zéro Artificialisation Nette qui répond à l’urbanisation et l’artificialisation croissantes des sols naturels. Les chantiers paysagers, aménagements urbains et projets de végétalisation nécessitent des volumes importants de terres de qualité pour restaurer la fertilité là où les sols sont dégradés ou absents. Aujourd’hui, les ressources en terres végétales proviennent principalement des terres agricoles. Cette pratique, bien que courante, est non durable puisque ces stocks de terres agricoles représentent une ressource critique car indispensable à la production de denrées alimentaires. Face à la demande croissante en terres végétales, une alternative durable consiste à valoriser les terres excavées de chantiers, mélangées à des matières organiques et mises en culture. Ce procédé souffre cependant très souvent d'un phénomène de faim d'azote (concurrence entre les microorganismes et les plantes pour l’azote inorganique du sol). Pour y remédier, l'aulne — arbre capable de fixer l'azote atmosphérique via une symbiose avec la bactérie Frankia — est tout désigné comme espèce clé pour accélérer la maturation des sols. Le premier axe de recherche vise à optimiser le processus de production de terres végétales en associant des aulnes aux herbacées déjà classiquement utilisées, en exploitant la complémentarité de leurs architectures racinaires et la fixation symbiotique d'azote. Le second axe explore le développement de bioindicateurs innovants de la qualité des sols, via l'analyse des Composés Organiques Volatils Biogéniques (COVB) émis, potentiels marqueurs de la fertilité biologique. Pour ce faire, des expériences en conditions contrôlées (serre) et une étude pilote in situ seront conduites sur plusieurs mois, avec un suivi mensuel des communautés microbiennes, de la dynamique de l'azote minéral, des caractéristiques des aulnes et des COVB.