Conférence de Scott Collins « Grassland resistance and resilience to climate extremes from local to global scales»
Le 8 octobre 2026
13h à 14h
Campus LyonTech-La Doua
Scott Collins est un écologue américain (Université du Nouveau-Mexique) de renommée internationale, spécialiste de l’impact des changements globaux sur la structure et le fonctionnement des écosystèmes, en particulier des prairies. Ses recherches s’appuient notamment sur plusieurs dispositifs expérimentaux à long terme auxquels il a largement contribué. Son équipe développe des travaux de référence sur les effets du changement climatique, de la variabilité des précipitations et des perturbations écologiques dans les écosystèmes arides et semi-arides.
Lecture abstract : Climate models predict a future with more frequent extreme events, such as decadal droughts and altered rainfall seasonality. Colleagues and I have conducted observational and experimental studies of drought impacts on grasslands in South Africa, China and the US Central Plains. In Kruger National Park, South Africa, the most severe drought in 50 years led to a “state change” from predominantly unpalatable to palatable grasslands, but the strength and duration of that state change depended on fire frequency. In the Southwestern US, seven years of experimental growing season drought in adjacent Chihuahuan Desert and Great Plains grasslands led to the rapid decline of productivity (low resistance), but production recovered completely during the first year after the drought ended (High resilience). We have observed similar responses to extreme drought in other sites in the US and China. In all cases, subordinate species, not the former dominants, drove recovery of ecosystem processes, highlighting the value of biodiversity for ecosystem resilience. Overall, this work emphasizes the value of globally distributed, coordinated experiments to understand ecosystem vulnerability to climate extremes that are likely to occur more frequently in the future.
Résumé de la conférence : Les modèles climatiques prévoient un avenir marqué par une augmentation de la fréquence des événements extrêmes, tels que les sécheresses décennales et les modifications de la saisonnalité des précipitations. Avec mes collaborateurs, nous avons mené des études observationnelles et expérimentales sur les effets des sécheresses dans les prairies d’Afrique du Sud, de Chine et des Grandes Plaines américaines. Dans le Parc national Kruger (Afrique du Sud), la sécheresse la plus sévère observée en cinquante ans a provoqué un changement d’état des communautés végétales, avec une transition de prairies dominées par des espèces peu appétentes vers des prairies dominées par des espèces plus appétentes. Toutefois, l’intensité et la durée de ce changement dépendaient de la fréquence des incendies. Dans le sud-ouest des États-Unis, sept années de sécheresse expérimentale pendant la saison de croissance dans des prairies près du désert de Chihuahua et des Grandes Plaines ont entraîné un déclin rapide de la productivité (faible résistance). Néanmoins, la production s’est entièrement rétablie dès la première année suivant la fin de la sécheresse, révélant une forte résilience de ces écosystèmes. Des réponses similaires ont été observées sur d’autres sites aux États-Unis et en Chine. Dans tous les cas, le rétablissement des processus écosystémiques a été principalement assuré par des espèces subordonnées plutôt que par les espèces dominantes initiales, soulignant le rôle essentiel de la biodiversité dans la résilience des écosystèmes. Ces travaux mettent en évidence l’importance d’expériences coordonnées à l’échelle internationale pour mieux comprendre la vulnérabilité des écosystèmes face aux extrêmes climatiques, dont la fréquence devrait continuer à augmenter au cours des prochaines décennies.
Scott Collins short biography :
Résumé de la conférence : Les modèles climatiques prévoient un avenir marqué par une augmentation de la fréquence des événements extrêmes, tels que les sécheresses décennales et les modifications de la saisonnalité des précipitations. Avec mes collaborateurs, nous avons mené des études observationnelles et expérimentales sur les effets des sécheresses dans les prairies d’Afrique du Sud, de Chine et des Grandes Plaines américaines. Dans le Parc national Kruger (Afrique du Sud), la sécheresse la plus sévère observée en cinquante ans a provoqué un changement d’état des communautés végétales, avec une transition de prairies dominées par des espèces peu appétentes vers des prairies dominées par des espèces plus appétentes. Toutefois, l’intensité et la durée de ce changement dépendaient de la fréquence des incendies. Dans le sud-ouest des États-Unis, sept années de sécheresse expérimentale pendant la saison de croissance dans des prairies près du désert de Chihuahua et des Grandes Plaines ont entraîné un déclin rapide de la productivité (faible résistance). Néanmoins, la production s’est entièrement rétablie dès la première année suivant la fin de la sécheresse, révélant une forte résilience de ces écosystèmes. Des réponses similaires ont été observées sur d’autres sites aux États-Unis et en Chine. Dans tous les cas, le rétablissement des processus écosystémiques a été principalement assuré par des espèces subordonnées plutôt que par les espèces dominantes initiales, soulignant le rôle essentiel de la biodiversité dans la résilience des écosystèmes. Ces travaux mettent en évidence l’importance d’expériences coordonnées à l’échelle internationale pour mieux comprendre la vulnérabilité des écosystèmes face aux extrêmes climatiques, dont la fréquence devrait continuer à augmenter au cours des prochaines décennies.
Scott Collins short biography :
- Current Position: Distinguished Professor of Biology and Loren Potter Chair of Plant Ecology at the University of New Mexico, where he studies grassland ecology, dryland ecosystems, and the impacts of global environmental change on ecosystems.
- Education: Earned a B.A. in Biology from Wittenberg University (1975), an M.S. in Botany from Miami University (1977), and a Ph.D. in Botany from the University of Oklahoma (1981).
- Academic Career: After postdoctoral research at Rutgers University, he served as Assistant and Associate Professor of Botany at the University of Oklahoma before joining the National Science Foundation (NSF) in 1992.
- NSF Leadership: Spent a decade at the National Science Foundation as a Program Director, overseeing major ecological research and long-term environmental science programs.
- Scientific Contributions: Internationally recognized for research on plant community dynamics, disturbance ecology, grassland ecosystems, biodiversity, and ecological responses to climate change and other global change drivers.
- Professional Service: Served as Chair of the US Long-Term Ecological Research (LTER) Network, President of the Ecological Society of America (ESA), and Vice President for Public Affairs of ESA.
- Editorial Roles: Editor-in-Chief of the journal BioScience (2016–2023) and currently Editor-in-Chief of Frontiers in Ecology and the Environment.
- Honors: Elected Fellow of the American Association for the Advancement of Science (AAAS), the Ecological Society of America, and the American Geophysical Union. He has also received the ESA Distinguished Service Citation and the University of New Mexico's Distinguished Lecture/Research Award.
- Research Impact: One of the world's most highly cited ecologists, with more than 50,000 citations and influential contributions to the understanding of biodiversity, ecosystem functioning, and ecological forecasting.